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 You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead)

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Mangemort
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MessageSujet: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Sam 11 Juil - 3:47

You often meet your fate on the road you take to avoid it.
Cinead & Lacey


Elle serrait les dents, gardait la tête haute. Elle ne bronchait pas malgré la douleur. Pour deux raisons. Parce qu'elle était une Selwyn. Evidemment. Les Selwyn n'affichaient pas leur faiblesse. Jamais. Les années passées à refreiner la moindre de ses mimiques lui facilitaient la tâche. Faire semblant avait toujours été un jeu d'enfant. Et puis, elle ne voulait pas leur faire ce plaisir à cette bande d'idiots. Malgré le sang dans sa bouche, et le feu dans ses os, elle ne flancherait pas. C'était une question de fierté personnelle, elle s'interdisait de faillir. Et elle pouvait compter sur sa colère pour la maintenir debout, droite, princière dans sa retenue, en dépit de ses coéquipières qui s'agitaient autour d'elle, qui s'inquiétaient et qui pestaient contre l'équipe adverse. Elle s'interdisait de réagir mais le sang appelait le sang et elle n'oublierait pas l'affront qu'on lui avait fait. La vengeance viendrait, plus brutale que jamais. L'important demeurait la victoire. Alors elle ne pesta pas quand le médicomage insista pour qu'elle passe à Ste-Mangouste. Elle acquiesça simplement et sortit de la tente, revêtant ce sourire factice qu'elle réservait à la presse. L'adrénaline aidant à oublier la douleur, elle prit même le temps de répondre à quelques questions, de glisser banalités et plaisanteries, rassura les fans prenant un plaisir grisant à rabaisser l'équipe adverse à coups d'allusions moqueuses et de piques bien placées. Parce qu'après tout, il en fallait plus pour venir à bout d'elle, que les Faucons de Falmouth n'avaient jamais été connus pour leurs exploits sur le terrain, ils n'avaient que leur violence rageuse pour faire parler d'eux à l'instar de leur devise. Remportons la victoire, mais si nous ne pouvons gagner, il y aura quelques crânes fêlés. Pathétique.  Et tout ce qu'elle pensait brûlait dans ses pupilles embrasées. Un sourire en coin étira ses lèvres alors qu'elle croisait le regard du capitaine de l'autre équipe. Pure provocation, elle appréciait de voir le manque de retenu, la fureur sur ses traits déjà durcis par une carrière forgée dans l'excès de tout. Elle aurait pu le narguer longtemps, le faire craquer devant cet attroupement de reporters avides d'informations croustillantes, nourris par les plus bas instincts de sorciers mais elle sentit une main dans son dos qui la poussait à mettre un terme aux interviews. Elle s'exécuta après une dernière question et suivit sa capitaine. Cette dernière n'en démordait pas. Un passage par l'hôpital pour sorciers était obligatoire, elle n'y couperait pas. Décidant qu'il était plus facile et moins fatiguant de céder, elle ne protesta pas.


Et par Merlin, comme elle aurait aimé ne jamais mettre les pieds dans l'établissement. Ce lieu où sang-de-bourbe et sang pur étaient forcés de se côtoyer, ce lieu où elle serait traitée comme une autre, comme si elle ne valait rien, comme si son sang si pur, son statut de noble ne comptait pas, ce lieu lui donnait envie de vomir. Elle rejetait l'air souillé par tous les ports de sa peau. Mais une nouvelle fois, elle feignit l'indifférence, elle garda les lèvres closes en une fine ligne dédaigneuse. Dans son malheur, elle put au moins s'éviter le calvaire de passer par l'accueil. Une chambre avait déjà été préparée pour elle. Refusant l'aide de sa coéquipière, elle prit la direction de l'étage. Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur, à l'abri des regards et après s'être assuré que la pièce était vide qu'elle s'autorisa à grimacer. Ces crétins ne l'avaient pas ratée. Si le sang avait été épongé, elle devinait déjà la teinte violacée que prendrait sa peau. Et elle soupira, levant les yeux au ciel. Toujours vêtue de sa robe de quidditch, elle l'ouvrit, souleva son t-shirt pour une nouvelle fois admiré les dégâts. Elle ressentait une brûlure gênante en respirant, et elle peinait à ouvrir et fermer le poing. Non, vraiment, ils s'étaient bien amusés et la chute n'avait rien arrangé. Pourtant têtue, elle avait refusé de quitter le terrain jusqu'à ce que le vif d'or ait été attrapé par sa coéquipière. Mais elle ne regrettait rien alors qu'elle s'installait tant bien que mal sur le lit, dos à la porte, s'asseyant simplement. Son équipe avait gagné, c'était tout ce qui comptait. Le calvaire était terminé à présent. Du moins, le pensait-elle.


La porte s'ouvrit à nouveau. Elle n'avait pas eu à attendre longtemps, le service n'était peut-être pas si mal. Et peut-être même qu'elle aurait à faire à un sang pur, un ami de la famille. Mais elle déchanta bien vite alors qu'elle se tournait. Il lui fallut du temps pour encaisser ce qu'elle voyait. Oublié le masque de princesse. Elle plissa le front, incrédule. Délirait-elle ? Elle n'y croyait pas. Ne dit pas un mot. Fut tentée de se pincer. Un instant, elle voulut sourire et puis le poids des années et les souvenirs lui revinrent en pleine figure et elle se renfrogna. Elle voulut faire mine de rien, faire comme si elle ne se sentait pas agressée par sa simple présence dans la même pièce. Elle voulut le traiter comme un étranger. Parce que c'était ce qu'il était devenu à présent. Il n'était plus le garçon de Poudlard. Il était médicomage et elle n'en avait aucune idée. Elle se maudit. Longtemps. Cinead. Le gout de sang laissa place au gout de cendre dans sa bouche. Mais elle reprit contenance, juste assez du moins pour lui asséner une remarque agacée, pour au moins essayer d'agir comme s'il n'était personne. Comme s'il ne l'ébranlait pas. Elle leva les yeux au ciel, pouffa de mépris, outrée. « Par Merlin ! C'est à croire qu'ils vont pourrir ma journée jusqu'au bout. » Elle se tut, fixa un point derrière l'épaule du jeune homme, peut-être qu'il n'était qu'un patient et qu'il s'était trompé de chambre...peut-être. Mais elle ne se faisait plus vraiment d'illusions. « J'attends un médicomage compétent. Pas un... » Un quoi ? Il ne le saurait jamais, elle se mura dans un silence borné avant de descendre du lit, furieuse. Ce devait être un coup foireux de l'une de ses coéquipières...et à l'instant, elle regretta d'avoir insisté pour qu'elles patientent au rez-de-chaussée.  Tout aurait pu être plus simple si elle avait sa capitaine sous la main. « Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût. »
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Sam 11 Juil - 15:44


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on the road
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† † †

Il regarde la petite sorcière, un sourire aux lèvres. Allongée sur le lit, la lèvre fendue et le genoux déboîté, elle tente tant bien que mal de retenir ses larmes. Elle lui raconte, pendant que Cinead s'occupe de son genoux, ses mésaventures. Comment, après avoir suivis ses amis, elle a chuté du haut de son balai. Comment, ils s'étaient moqués d'elle, la pointant du doigts. Elle, qui n'était pas censé monter son balai, elle qui avait bravé les interdis, s'échappant du domicile familiale malgré l'interdiction. Elle a pleuré, un peu, disait-elle. Elle aimerait que le guérisseur lui promette de ne rien dire à ses parents, de tenir sa langue, sans quoi elle le hanterait jusqu'à la fin de sa vie. Elle l'amuse cette petite, tente de jouer au gros caïd, alors qu'elle est certainement terrorisée par la réaction de ses parents. C'est étrange mais elle lui rappelle quelqu'un. Pas à cause de la pression parentale, mais de par son attitude. Cinead ne connaît que trop bien ces allures de princesses, de fille imperméable à la douleur et aux sentiments. Autrefois, ce comportement aurait impressionné, fasciné ses yeux de moldus. Aujourd'hui, il ne voit plus qu'une petite fille pourrie-gâtée, enfermée dans une cage aux bordures dorées. « Et voilà princesse. Je ne te promets rien pour tes parents, mais... je vais essayer. » qu'il dit en coupant le dernier bandage. Tout ce qu'il peut faire, c'est ne pas affoler ses parents, leurs expliquer qu'elle s'en remettra vite. Peut-être que cela allégera d'un poids sa prochaine punition. Enfin, il range ses instruments, son dossier, et sort de la chambre après qu'un assistant soit venue chercher la patiente. Dehors, il s'entretient avec les parents, leur explique les soins quotidiens nécessaires à la guérison de leur fille, avant de prendre congé. Dans les couloirs, il croise un collègue. Ils parlent quelques instants, échangent des banalités avant que le conversation ne rebondisse sur le match de quiddicht d'aujourd'hui. Malheureusement, il ne l'a pas suivis, il apprend alors, la victoire des Harpies de Holyhead. Et un sourire naît sur ses lèvres à cette simple évocation. Il aurait aimé, se rendre sur les lieux, la regarder, l'encourager comme autrefois. Quand bien même elle ne faisait pas partie de son équipe favorite, elle restait la joueuse dont il s'informait à chaque fin de match. Mais aujourd'hui, il est de remplacement. Un jour où il aurait pu finir plus tôt, il se retrouve à traiter les patients de son collègue. Mais ça ne le dérange pas plus que ça Cinead, quand il voit le regard de sa dernière patiente, où de ce jeune au bras brûlé, et celui de ce vieux sorcier à la mémoire défaillante. Il prend son métier très à cœur, oubliant parfois sa pause déjeuner, surtout lors des lourdes journées. Quand les victimes de cette guerre, débarquent à Sanite-Mangouste, le visage en sang, et le corps recouvert de comètes, il se dit qu'il a bien choisi son métier. Qu'il ne pouvait pas se rendre plus utile au quotidien. Et c'est certainement cette petite fierté qui le motive, qui lui permet de se lever chaque matin pour affronter la monotonie du quotidien.

La discutions touche à sa fin, et il prend les quelques dossiers qui l'attend sur le comptoir. Une joueuse de quidditch paraît-il, une des filles qui a joué ce matin. Si elle a été transportée jusqu'ici, c'est qu'elle a besoin de plus de soin que ceux présents sur place. Alors, il se hâte, se rend dans la chambre de la demoiselle. Il baisse les yeux vers le dossier de la patiente lorsque sa main vient attraper la poignée de la porte. « Bonjour, Mlle... », il entre dans la pièce et se stoppe presque instinctivement. « ….Selwyn. », sa langue fourche sur les voyelles et sa gorge se serre sur les consonnes. Il relève son visage et l'aperçoit. Ce doit être une hallucination, un simple manque de repos. Pourtant, c'est bien son nom qui est retranscrit sur le papier. Cette même chevelure couleur ébène, ce même visage de poupée porcelaine. Elle est là, devant lui. Il n'y croit pas. Il aurait du s'y attendre pourtant, en venant consulter une joueuse de quidditch. Il aurait dû lire le dossier plus tôt, peut-être cela lui aurait au moins éviter la surprise. Un silence prend place dans la pièce, pas de ceux qui promettent des retrouvailles chaleureuses, mais de ceux qui annoncent une tempête. « Par Merlin ! C'est à croire qu'ils vont pourrir ma journée jusqu'au bout. », elle brise le silence, s'exclame et se plaint. Il cligne des yeux, plusieurs fois. Pris au dépourvu, il ne sait pas comment agir, quoi répondre, et comment recevoir sa remarque. « J'attends un médicomage compétent. Pas un... », il patiente quelques secondes, attend la suite. « Né-moldu ? », il tente, met peut-être de l’huile sur le feu, pourtant c'est plus fort que lui. Bien qu'il pense à elle constamment, la raison pour laquelle ils se sont perdus s'ancre dans sa mémoire. « Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût. », il aurait aimé que ce soit une blague. Un bonne grosse farce comme il en avait l'habitude à Poudlard. « Et bien, désolé de te l'apprendre mais je crois bien que ce n'est pas une farce. Cependant, je suis de remplacement aujourd'hui, alors tu aurais pu tomber sur quelqu'un d'autre mais visiblement le sort s'acharne. Rassure-toi, j'aurais également aimé que ça en soit une. », il prend enfin la parole, une fois la surprise passée. Il la tutoie, bravant ainsi par des mots la frontière du guérisseur et du patient, lui rappelant qu'ils ne sont pas de simples étrangers l'un pour l'autre. « Ravie de te revoir... Lacey. », le souvenirs ne peuvent s’empêcher de s'accumuler en son esprit. Les bons comme les mauvais, le premier comme le dernier. Il appréhende la suite, se demande pourquoi ce sentiment de dégoût prend de plus en plus de place. « Rassieds-toi, s'il-te-plaît. Autant, en finir au plus vite non ? Et ne t'en fais pas, je n'ai pas volé mon diplôme de guérisseur, alors tu auras effectivement à faire à quelqu'un de compétent. », il s'avance et ne la regarde même plus. Préférant éviter son regard quelques instants, le temps de reprendre ses esprits. Il passe au dessus des formalités qu'il estime à ce moment là, inutiles. Puis, il pose son dossier sur le bureau, l'ouvre et le feuillette, il vérifie son état de santé, s’assure qu'elle n'ait pas déjà des antécédents. Et étrangement, il a l'impression de s'introduire dans sa vie sans y être invité, juste à l'image d'un parasite. « Alors, que c'est-il passé ?», enfin il relève son visage vers elle, et pose son regard sur ses blessures. Dire que voir les traces de sang contraster avec sa peau de lait l'indiffère serait un simple mensonge, pourtant il aurait bien aimé que ce soit le cas.
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Mangemort
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Dim 12 Juil - 13:25

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Elle tombait des nu. Pourquoi lui ? De tous les médicomages présents dans l'enceinte de l'établissement, elle devait tomber sur lui. Elle le voyait sans le voir, presque persuadée de délirer. Sa présence ici ne pouvait être expliquée que par un mauvais coup de cognard, il n'était qu'une illusion, un mirage. Comment avait-il fait pour arriver là ? Le sort s'acharnait contre elle. Elle avait tout fait pour l'éviter, pour ne plus jamais le revoir. Ce qui, en soi, ne s'était pas avéré si difficile tant leur cercle de fréquentations différait. Elle faisait partie de la fine fleur des Sang Pur. Il n'était qu'un né moldu. L'éviter avait été facile, ne plus y penser avait été plus laborieux. Elle avait voyagé longtemps, avait parcouru le monde et avec des efforts, avec la cause du Lord, elle avait fini par l'enfouir loin. Elle n'avait pas pris de nouvelles. Et voilà qu'elle le regrettait. Si elle avait su qu'il existait un pourcentage de chance, même infime, de le croiser, elle n'aurait plus mis les pieds dans l'établissement médical. Elle le fixa un instant qui aurait pu durer pour l'éternité, il n'avait pas changé, peut-être avait-il mûri un peu, il n'avait plus cet air si naïf et il avait l'air plus confiant...ou presque.  Puis ses yeux glissèrent vers les dossiers et elle fronça une nouvelle fois les sourcils. Elle n'appréciait pas ça, elle se renfrogna d'autant plus. Mais il confirma ses doutes. Il avait pris de l'assurance...et il compléta sa phrase.

Elle fut tentée de les prononcer à haute voix, ces mots assassins et dégradants qu'il avait du entendre un bon nombre de fois, à Poudlard. Des injures sorties tout droit de la bouche de gens comme elle. Mais les trois mots ne franchirent pas la barrière de ses lèvres. C'était idiot, elle le savait. La limite avait déjà été franchie depuis longtemps, lors de cette dispute qui mit fin à sept ans d'amitié. Des coups en plus ou en moins, qu'est-ce que cela pouvait bien faire après tout ? Tout était fini. Ils ne reviendraient pas en arrière. Mais les mots restaient coincés au fond de sa gorge. Cinead était un né moldu, oui. Le seul né moldu qu'elle n'avait jamais traité de sang-de-bourbe. « J'allais dire un incapable mais Né-moldu convient tout aussi bien à la situation. », lâcha-t-elle amèrement. Elle le maudissait si fort. Elle lui en voulait tellement, elle lui en avait toujours voulu en un sens. Tout aurait été si simple s'il avait été un Sang Pur, s'il ne lui avait jamais adressé la parole dans ce wagon, s'il ne s'était pas montré si attentionné envers elle toutes ces années. Mais il avait toujours été ce garçon prévenant, généreux et profondément bienveillant. La preuve était là. Elle n'aurait jamais du être si surprise. Cinead en médicomage, c'était presque une évidence. Il était fait pour ça et si elle avait une once de bon sens, si elle pouvait ravaler sa fierté une minute, elle le lui dirait. Elle lui dirait qu'elle se savait entre de bonnes mains, qu'elle ne doutait pas qu'il ait mérité son poste mais Lacey était une Selwyn et les Selwyn ne toléraient pas ces comportements. Alors elle se mura une nouvelle fois dans le silence parce qu'elle n'avait rien à ajouter, incapable de se montrer agréable.

Le sort s'acharnait et elle ne pouvait rien y faire. Mais elle ne voulait pas subir, elle voulait partir, elle voulait mettre le plus de distance entre lui et elle. Ne plus entendre sa voix. Ne plus partager le même espace. Elle ne voulait pas prendre le risque de briser le mur qu'elle avait forgé, qu'ils avaient forgé. Alors non, elle n'était pas ravie, elle était énervée et fatiguée. Déjà éprouvée. Elle s'approcha de la sortie, prête à fuir. Parce qu'elle fuyait, il n'y avait pas d'autres mots. « Je suis certaine que tu n'es pas le seul guérisseur disponible. J'exige quelqu'un d'autre. Je suis prête à attendre. » Mais il avait raison. Et elle se mordit l'intérieur de la joue. Plus elle protesterait, plus elle passerait de temps dans ce capharnaüm. Et contrairement à ce qu'elle avançait, elle ne voulait pas attendre. Et l'idée d'être prise en charge par un autre Né moldu lui donnait la nausée. Soupirant, elle se ravisa, et reprit place sur le lit. Inconfortable, mal à l'aise, elle se retenait d'afficher son embarras mais elle était prête à mordre à la moindre contrariété. « Quidditch. », répondit-elle simplement, peut-être un peu trop sèchement. « La délicatesse légendaire des Faucons de Falmouth en position de faiblesse. », ajouta-t-elle un peu plus hargneuse. « Cognards, bousculade et chute de balai. J'ai du mal à bouger les doigts de la main droite et les côtes en feu, la routine. Alors si tu pouvais essayer de ne pas aggraver les choses et de ne pas me tuer, mon équipe appréciera. », conclut-elle finalement.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Dim 12 Juil - 23:30


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† † †

Si on lui avait dit un jour, qu'ils se retrouveraient dans de telles circonstances, Cinead aurait ri. Rit au nez de celui qui pariait. Jamais, ô grand, jamais une fille au nom de Selwyn ne franchirait les murs de cet hôpital. Sainte-Mangouste infeste d'égalité, dégouline de diversité. Ici, il n'y a pas de différence, tout le monde a le droit aux mêmes soins, à la même attention et reconnaissance. On n'vous prend pas de haut, ni de bas, concept étranger aux gens de la haute. Ces gens dont Lacey fait partie, enracinant pendant sept années un fossé entre eux-deux. Cinead n'a jamais rien dit, n'a jamais rien fait pour s'affirmer. Jusqu'au jour, le jour de l'ultime dispute, celle qui mit fin à ces sept années d'amitié. Aujourd'hui, il a changé, il n'est plus le petit garçon naïf d'autrefois. Il n'est plus celui qu'on écrase d'un simple regard noir, celui qui se cambre à la simple évocation de deux petits mots. Et ce sont ces deux petits mots qu'il prononce, terminant lui-même la phrase de la brune. Alors, elle répète, acquiesce amèrement. Et il ne saurait dire, Cinead, s'il aurait effectivement préféré être un incapable à ce moment là. Encore une fois, ce qui a toujours constitué une barrière entre eux, gronde dans ses veines, et apparaît comme une évidence à leurs yeux. Alors, il se tait, n'en rajoute pas plus, les papiers qu'il tient entre ses mains lui rappellent qu'ils ne sont pas là pour raviver d'anciennes rancœurs. Pourtant, lorsqu'il s'avance à son bureau, Lacey tente de prendre la poudre d'escampette. Elle baragouine des phrases, d'un air princier elle exige quelqu'un d'autre. Et enfin, il la retrouve. La fille qui a partagé son wagon, la fille qu'il encourageait sur son balai. Elle n'a pas changé, toujours aussi autoritaire et princière dans ses manières. Pourtant, il pensait que le temps aurait fait envolé son attitude pourrie gâtée, aurait estompé son comportement de petite princesse. Mais ce n'est pas le cas, se tient bel et bien devant lui, l'exact représentation adulte de la jeune fille qu'il a connu. Cette même jeune fille qu'il n'ait jamais parvenu à effacer de sa mémoire, malgré toutes les horreurs prononcées tout haut et ignobilités pensées tout bas. Il aimerait lui dire de se taire, de stopper ses manières. Pour une fois, de se conduire comme une personne mature, elle a besoin de soins. Tout de suite. Ils ne l'auraient pas ramené jusqu'ici, autrement. Pourtant, il édulcore ses mots, délie sa pensée, et la convint de rester le plus poliment du monde. « Non, tu ne peux pas attendre. On t'a directement envoyée dans cette chambre, parce que, justement, tes blessures ne peuvent pas attendre plus longtemps. » Et enfin, lorsque mademoiselle se ravise, il glisse, ses yeux vers son dossier, lui demande, ce qui lui est arrivé. « Quidditch. », un simple mot, lâché du coin de la bouche, comme pour dire, débrouille-toi. Il hausse les sourcils, se demande si elle est sérieuse, mais préfère ne rien ajouter avant qu'elle poursuive. « La délicatesse légendaire des Faucons de Falmouth en position de faiblesse. Cognards, bousculade et chute de balai. J'ai du mal à bouger les doigts de la main droite et les côtes en feu, la routine. Alors si tu pouvais essayer de ne pas aggraver les choses et de ne pas me tuer, mon équipe appréciera. », il ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel face à sa dernière remarque. Ils n'ont sans aucun-doute pas le choix de se côtoyer ou non, ne peut-elle donc simplement pas feindre l'indifférence ? Il se rappelle alors, du gagnant de ce match. Les Harpies ont finalement remporté la victoire, l'équipe dont elle fait partie. Il voudrait la féliciter, lui offrir un chaleureux sourire comme il en avait l'habitude autrefois. Mais il ne peut pas, il ne peut plus. Pas après toutes ces années. Contrôlant alors sa gène et son dégoût qui frappe dans ses tympans, il endosse son rôle de guérisseur. « Il est vrai que les Harpies sans Mlle Selwyn, ne seront sûrement pas aussi efficaces. Enfin, je ne pense pas que ce soit moi qui aggravera ton cas. Tu as certainement déjà empiré les choses en restant sur le terrain. », il lit les notes laissées par le médicomage assigné au match, et ne s'étonne même pas du comportement de la jeune brune. « Je vois que tu as souvent cette sensation de brûlure au dos. Tu devrais y aller doucement, tu sais. À force, tes côtes vont finir par lâcher. » il dit, en survolant son dossier une dernière fois. Il y voit, les différentes fêlures, problèmes et déchirures qui rythment désormais sa vie. « Donc, je suppose que si le médicomage t'as envoyé ici, ce n'est pas pour une simple routine, comme tu dis. », il relève son visage vers elle, hésite quelques instants. Un peu gauche, il ne sait pas comment continuer. « Ses notes ne suffisent pas... il faudrait que tu retires ta robe de quidditch... et ton t-shirt aussi. Afin que je puisse observer les dégâts par moi-même. », il se sent comme misérable, honteux d’éprouver cet embarras qu'il tente de camoufler en regardant ses prunelles, soutenant son regard pour la première fois depuis qu'il a ouvert la porte.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Lun 13 Juil - 19:40

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La scène était irréelle. Elle ne pouvait s'empêcher de la trouver absurde. Tout lui paraissait absurde. Il fallut pourtant qu'elle se rende à l'évidence. L'ironie du sort avait voulu qu'elle soit prise en charge par la personne qu'elle avait le plus cherché à éviter. Cinead était là, devant elle et il écoutait ses explications vaseuses. Il gardait les yeux baissés sur son dossier, tout professionnel qu'il était. Sans trop savoir pourquoi, elle sentit le malaise grandir en elle alors qu'il parcourait ses rapports de santé des yeux. Elle n'avait rien à cacher pourtant mais la sensation persistait. Elle se surprit à l'observer une nouvelle fois profitant du fait qu'il soit concentré sur sa lecture. Ce fut une très mauvaise idée, son esprit s'égara. Elle se souvint de la ferveur avec laquelle l'ancien Poufsouffle défendait son équipe favorite. Les Canons de Chudley qui, cette saison encore, pointaient en queue de classement. Elle n'avait jamais compris son enthousiasme et sa dévotion envers cette équipe de perdants. Aujourd'hui encore, elle ne le comprenait pas. « Tu les supportes toujours ? » La question fusa, sortie de nulle part, sans même qu'elle ne s'en rende compte, les mots avaient dépassé sa pensée, avaient glissé hors de ses lèvres. Elle se retrouva prise au dépourvu devant cet excès de spontanéité, ne sut comment réagir et se mordit furieusement l'intérieur de la joue. Idiote, elle était idiote. Par Merlin comme elle aurait aimé être ailleurs qu'ici. Irritée par son propre comportement insensé, elle dévia son regard qui se fixa sur la poignée de la porte, comme si soudainement elle y avait trouvé un intérêt immense. Elle ne pouvait pas rester comme ça, elle devait se reprendre, c'était une obligation, une nécessité absolue. Qu'était-elle en train de faire à souffler le chaud et le froid en permanence, à part écorner son image et se donner en spectacle ? Rien. Seulement, elle ne trouvait rien à dire, comme paralysée par sa bêtise. Elle aurait pu simplement faire des efforts, reprendre tout du début, lui proposer des places pour assister à un match de son équipe préférée et lui dire de bien s'amuser. Elle aurait pu mais une petite voix insidieuse lui glissa une nouvelle fois que ce serait ridicule et que cet élan de sympathie arrivait trop tard. Qu'il était trop tard depuis bien longtemps déjà et qu'elle avait tout intérêt à s'y faire. Alors elle fit ce qu'elle faisait de mieux. Riposter sur du vide, mordre sans raison. « Et qu'est-ce que j'aurais du faire ? Les laisser s'en tirer comme si de rien n'était ? Non merci. C'est avec une mentalité pareille qu'on finira dernières du championnat. » La pique n'avait rien de subtile, elle en avait conscience et il s'agissait bien là de son but. Inconsciemment, elle essayait de lui faire payer le recul qu'il parvenait à avoir, elle enviait la facilité apparente avec laquelle le guérisseur traitait la situation alors qu'elle-même n'y parvenait pas. Elle était clairement sur la défensive quand, à l'accoutumé, elle parvenait toujours à jouer la carte de l'indifférence. Elle haïssait son indécision. Elle voulait à la fois lui cracher à la figurer et prendre de ses nouvelles sans parvenir à faire un choix. Pire, elle voulait prendre de ses nouvelles. Et l'idée même lui était interdite. Il faisait naître un intérêt chez elle, il attisait sa curiosité là où il aurait du y avoir que dégoût et mépris. Une nouvelle fois, elle remarqua qu'elle s'était trop longtemps attardée sur sa silhouette et dévia le regard, reprenant contenance à temps pour capter la mise en garde du jeune homme. Elle grimaça. Elle avait tout intérêt à ce que ces informations ne tombent jamais dans les oreilles de sa famille. Elle pourrait aussitôt faire une croix sur sa carrière pour embrasser l'ennui douloureux d'un poste au ministère. « Je suis plus résistante que j'en ai l'air. », se contenta-t-elle de dire avant d'ajouter à la hâte. « Et puis si tu fais si bien ton métier, je devrais sortir d'ici comme neuve, non ? », demanda-t-elle un brin moqueuse. Mais le fond de la question était sérieux. C'était sa façon détournée de lui demander si elle pourrait sortir d'ici sans séquelle et totalement remise sur pieds. Quand il releva la tête vers elle, elle soutint son regard et obéit calmement à la première partie de sa demande. Malgré la raideur de son bras, elle parvint à retirer la moitié de sa robe quand le reste de la requête lui frappa l'esprit et elle s'immobilisa. Elle tourna son visage vers lui, incrédule. « Quoi ? », demanda-t-elle, un rire nerveux quittant ses lèvres. Lacey n'avait jamais été particulièrement pudique ou prude mais l'idée de se dévêtir devant lui la mettait particulièrement mal à l'aise. Comme si elle ne l'était pas déjà suffisamment. Mais il la fixait toujours et elle comprit bien qu'il ne s'agissait pas d'une blague. « Arrête de me fixer et retourne-toi ! », lui ordonna-t-elle prestement. Elle attendit qu'elle s'exécute pour se débarrasser du reste de sa robe, hésitant longuement à faire de même avec son t-shirt. Puis, enfin, elle retira son t-shirt, posant le tout sur le lit. Baissant le visage sur sa peau, elle constata par elle-même que là aussi, sa pâleur naturelle virait aux tons bleutés par endroits. Bien qu'elle soit toujours vêtue de son soutien-gorge, elle croisa tout de même les bras sur sa poitrine. « Voilà. »
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Mar 14 Juil - 14:53


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† † †

L'idée de savoir Lacey dans la même pièce que lui, suffit à le faire frissonner. Il se demande ce qu'elle peut bien penser, ce qu'elle peut bien imaginer. Lui n’imagine rien, il vit simplement le moment. Comme spectateur de sa propre vie. Cinead sait qu'il ne peut rien changer à la situation, que le sort semble s'acharner sur eux. Alors on pourrait dire qu'il semble contrôler la situation et ses émotions, mais ce n'est que du paraître. Résultat de toute une adolescence à ne pas montrer ses démons et à résister face à l'oppression. Parce qu'au fond, Cinead, il aimerait fuir. Comme elle, il aimerait partir de cette pièce pour ne plus jamais la revoir. La revoir en vrai, en chair et en os, tout du moins. Parce qu'il a l'habitude Cinead, d’apercevoir son visage dans les journaux, son nom dans la bouche des gens. Ce n'est pas comme si elle lui était devenue totalement étrangère au fil des ans, mais peut-être, que c'est justement pour cette raison là, qu'il ne parvient pas à la regarder en face. Qu'il ne parvient pas à détailler son visage, qu'il ne parvient pas à la traiter comme une simple patiente. Pourtant, il essaie. Il essaie, comme il a toujours essayé de ne pas voir les différences qui les éloignaient chaque jour un peu plus. Alors, il comble le silence, parle comme il en a souvent eu l'habitude. C'était de coutume dans leur duo, que Cinead le bavard balance des phrases qu'elle n'écoute peut-être pas, ou peut-être que d'une seule oreille. Certainement pour maintenir un lien entre eux-deux, si on l'entend, c'est qu'il existe n'est-ce-pas ? Mais ce lien, n'est désormais plus. Alors, ce qu'il dit ne se résume qu'à de simples remarques. Il aimerait en dire plus, oui, il a tellement de choses à dire Cinead, tellement de choses à hurler. Mais, il se retient, se contient parce qu'ils ne sont plus que des étrangers désormais. Des inconnus contraints de jouer un rôle dans une pièce qu'ils n'ont pas écrite. « Tu les supportes toujours ? », sa voix se place entre deux silences. Pourtant surpris il ne relève pas son visage vers elle. Il se demande s'il n'a pas rêvé, si elle a bien prononcé ces quelques mots. Sa question tombe comme un cheveux sur la soupe, alors, c'est à ça qu'elle pense ? Aux petites anecdotes d'un passé révolu ? Les yeux fixés sur son dossier, les lignes semblent plus intéressantes que la sorcière. Il ne répond pas, feint de n'avoir rien entendu. Parce que pour la première fois, il veut lui montrer, lui faire comprendre que lui aussi a sa fierté. Il sait qu'il n'a aucune importance pour elle, souvenir de cette dispute. Une fois sortis de cette pièce, ils se perdront encore une fois de vu. Alors, Cinead ne répond pas. « Et qu'est-ce que j'aurais du faire ? Les laisser s'en tirer comme si de rien n'était ? Non merci. C'est avec une mentalité pareille qu'on finira dernières du championnat. », dernières. Dernier comme les Canons De Chudley, en référence à sa dernière question. Au fond, il est heureux de voir qu'elle se souvient de son enthousiasme pour ce club. Il l'a comprend aussi d'un certain côté, n'importe qui aurait fait la même chose à sa place. Même lui. « Du calme. Je ne dis pas ça pour t'embêter, c'est juste une simple supposition. », il répond vaguement. Il sait qu'elle est résistante, qu'elle tente souvent de passer outre la douleur. « Je ferai de mon mieux.», il ne veut pas se vanter devant elle, encore moins enjoliver ses capacités. Il l'aurait sans-doute fait à l'époque, mais maintenant il n'en voit plus l’intérêt. Cinead, enchaîne ensuite en lui demandant de se dévêtir, non sans hésiter quelques instants. Et, si elle obéit à sa première requête, la suite semble plus compliquer à avaler.  « Quoi ? », elle paraît tout aussi mal à l'aise que lui. Et malgré son embarras, il continue à la fixer afin qu'elle comprenne qu'il ne plaisante pas. « Arrête de me fixer et retourne-toi ! », il laisse à son tour, échapper un rire nerveux. Du plus loin qu'il s'en souvienne, c'était rare de la voir si gênée. Il s'exécute donc, et se tourne à dos, même s'il ne voit pas réellement l’intérêt. Et lorsque qu'elle l'informe qu'elle a terminé, il se retourne hésitant, laisse son dossier sur le bureau, puis s'avance doucement. Et le rouge ne peut s’empêcher de lui monter au nez, petit, il n'aurait jamais pensé la voir un jour en sous-vêtement. Cette image le met dans une situation inconfortable, pourtant, ses prunelles glissent vers chaque recoin de sa peau. Il tente alors de camoufler sa gêne sous son statut professionnel. « Je... hum... je vais commencer par ton dos. », il se place derrière elle, et souffle pour reprendre son sérieux en tirant sur son uniforme. Mais son attention est bien vite attirée vers la blessure de la sorcière, un hématome aussi gros qu'une main. Il fronce les sourcils, son inquiétude monte en flèche. Il porte alors ses mains sur la blessure. Côtes cassées, qu'il y avait écrit. « Tu as mal, là ? », il pose ses doigts sur son dos puis sur son ventre et appuie légèrement, tente de discerner lesquelles ont besoin d'un sort. Puis, il comprend que le médicomage les a simplement immobilisées, afin qu'il n'y ait pas plus de problèmes. Il prononce ensuite un sort de guérison qui remet le tout en place. C'est rapide et efficace, pourtant ça fait mal, la douleur ne disparaîtra sans doute pas immédiatement. Et il ne fait même plus attention à son embarras, Cinead, le malaise semble s'être envolé, tant il est concentré sur ce qu'il fait. « Ça va mieux ? », il tâte encore une fois, vérifie que le sort ait fonctionné. Mais étrangement son air inquiet ne quitte pas son regard, pas tant qu'elle n'ait pas totalement guéri. « J'avais raison finalement, tu ne pouvais pas attendre plus longtemps. » il dit d'un léger sourire victorieux avant de s'attaquer au reste des ses blessures. Sourire qui disparaît bien vite, quand sa peau couleur arc-en-ciel lui crie au visage.
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Mangemort
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Mer 15 Juil - 23:28

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Cinead & Lacey


Cinead ne répondit pas à sa question. Peut-être ne l'avait-il pas entendu. Peut-être était-ce mieux ainsi. Et peut-être que cela prouvait une nouvelle fois qu'elle ferait mieux de se taire, d'obtempérer calmement pour sortir plus vite et le plonger une nouvelle fois dans les méandres de son passée. Mais elle lui en voulut de garder le silence. Pour qui se prenait-il ? Encaissant l'affront sans broncher - du moins, pour le moment - elle nia à son tour ses réponses...parce que tant qu'à être immature, autant l'être jusqu'au bout. Vint enfin le moment fatidique. En temps normal, elle se serait amusé de la gêne qu'elle pouvait clairement sentir chez l'ancien Poufsouffle. Mais elle l'était tout autant que lui et elle appréhendait la suite des événements. Elle n'avait réellement pas envie de hurler à la mort, donner l'impression d'être faible ou plus amoindrie qu'elle ne l'était. Pourtant, ce qu'elle redoutait le plus demeurait le contact physique. Elle inspira et expira calmement alors qu'il lui annonçait qu'il commencerait par son dos. A peine l'eut-il effleurée qu'elle se redressa subitement. Pas à cause de la douleur. Pas juste à cause de la douleur qui pulsait dans ses os. Il y avait eu cette autre décharge qu'elle ne saurait expliquer. La cadette des Selwyn n'avait jamais été quelqu'un de tactile. Jamais. Il n'y avait que de rares exceptions et elles se comptaient sur les doigts d'une main. Mais même Cinead n'en faisait pas totalement partie, du moins n'en faisait-il plus partie à présent. Et quand elle pensait à l'exception, elle pensait à James. James et leurs doigts entrelacés, James et les étreintes complices. Ils étaient si proches qu'on leur prêtait volontiers une ambiguïté qu'il n'y avait jamais eue et qu'il n'y aurait jamais. Mais il devait être le seul. Et sans doute pouvait-on mettre ce malaise sur le dos de son éducation où tout était froid, où il fallait se distancer du commun des mortels. Elle ne se souvenait pas de la moindre preuve d'affection venant de ses parents, peut-être n'en avaient-ils jamais eues. Ils l'aimaient, oui. Mais ils avaient une manière différente de le montrer. Pas d'effusions inutiles et dégradantes. Ces gestes affectueux n'étaient que faiblesse à leurs yeux. Pourtant il ne s'agissait même pas d'un geste affectueux. Ce n'était qu'un simple contact physique, un geste professionnel et nécessaire. Et pourtant. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas et ne pas saisir ce qui lui arrivait la mettait en colère. Et la colère était son ancre. « Est-ce que j'ai mal ? Quelle question. », grogna-t-elle en fermant les yeux, elle inspira longuement et expira lentement. La colère, elle devait se concentrer sur sa colère. Alors elle pensa à l'air presque triomphal sur le visage des deux batteurs demeurés de l'équipe adverse. Elle y pensa fort, grava leurs mines idiotes, leurs sourires goguenards dans son esprit. Son poing se referma sur la robe qu'elle avait posée juste à côté d'elle et elle serra fort, de plus en plus fort à mesure que la douleur s'intensifiait. Et elle se concentra sur la vengeance. La promesse qu'ils ne s'en sortiraient pas indemne et qu'elle leur ferait ressentir sa douleur au centuple. Elle imagina la panique déformer les traits disharmonieux de leurs visages alors que les serpents, ses serpents, glisseraient entre leurs jambes se demandant lequel mordre en premier. Mais même le plan le plus maléfique ne pouvait prévenir le pic de douleur qui la traversa, lui coupant le souffle alors qu'elle entendait le sort du guérisseur. Elle se mordit la joue jusqu'au sang pour ne pas crier, ses ongles s'enfoncèrent dans la paume de sa main. « Non mais qu'est-ce que t'as foutu ? Où est-ce que tu as eu ton diplôme ? Dans un paquet de chocogrenouille ?! », lui demanda-t-elle, furieuse. La douleur était telle qu'il lui avait fallu du temps pour récupérer un semblant de contenance. Agacée, elle sauta vivement du lit, peu décidée à ce qu'il continue à lui procurer les soins qui apparaissaient plus que nécessaires. « Il y a des façons plus rapides pour me torturer, tu sais. », cracha-t-elle. Nul doute que si elle avait eu sa baguette sous la main, elle lui aurait envoyé un sort bien senti. Pour ne pas changer, elle faisait preuve d'une mauvaise foi qui frôlait l'indécence. Sans doute n'avait-elle pas digéré le fait qu'il n'ait pas répondu à sa question. Elle avait beau penser qu'elle s'en fichait, elle mentait. Et elle se sentait même vexée qu'il ait pu ainsi la nier. « Je veux quelqu'un d'autre, un vrai guérisseur. », annonça-t-elle balayant les paroles du jeune homme, le fusillant du regard.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Jeu 16 Juil - 23:50


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on the road
you take to avoid it

† † †

Il peut l'apercevoir, la douleur qui se propage et s'intensifie. Ça crèverait même les yeux à un aveugle. Sa main tremblante, qui serre le tissu de sa robe. Son corps immobile, qui ne bouge plus d'un poil. Crispée, il voit bien, qu'elle tente de contenir ses émotions, et de camoufler la douleur qui grimpe. Il aimerait la réconforter, lui dire que tout ira bien, que sa douleur ne dura pas. Pourtant, il se tait, et les seuls mots qui franchissent la barrière de ses lèvres enveloppent la sorcière d'un voile magique, et ses os se soudent à nouveau. Il lui demande si tout va bien, vérifie que le sort ait fonctionné. Pourtant, il n'a même pas le temps de l'effleurer du bout de ses doigts qu'elle se redresse soudainement. Elle se lève et quitte le lit. Elle crie et peste comme elle sait si bien le faire. Mais, Cinead ne s'y attendait pas. Il semble surpris, décontenancé, se demande même si elle plaisante. Elle lui crache au visage tout ses caprices, et parmi eux, Cinead ne décèle aucune trace de plaisanterie. Alors, son regard s'assombrit, il recule d'un pas et porte une main sur son front. Le guérisseur tente de se maintenir, de contrôler toutes les reproches qu'il voudrait lui asséner. Il respire profondément, en oublie même que la sorcière ne porte aucun tissu sur elle. « Pardon ?! Tu n'es pas sérieuse là, si ? Tu t'attendais à quoi, Lacey ? Tu as trois côtes fracturées ! Tu ne pensais tout de même pas que ça allait ressembler à la caresse d'une chouette ? », il hallucine presque. Il n'y croit pas, et ne veut même pas y croire. Il a l'impression qu'elle est encore plus capricieuse qu’auparavant, voir même plus mauvaise que la petite sorcière qu'il avait l'habitude de côtoyer. La Serpentard à qui il a offert son amitié, en dépit de leurs sangs respectifs. « Que ce soit moi ou quelqu'un d'autre ne changera rien, et tu en es parfaitement consciente ! Tu as suffisamment été blessée pour savoir que la douleur sera toujours présente. Au fond ce qui te dérange, c'est de savoir que c'est moi qui te soigne, n'est-ce-pas ? », il dit, sans interruption, sans même reprendre son souffle. Il ne veut pas lui laisser le temps de répondre. «  Eh bien laisse moi t'apprendre que le monde ne tourne pas autour de ta petite personne. Moi aussi j'aurais préféré ne pas être là, et encore moins m'occuper de toi. Mais j'y suis forcé. On y est forcés. Donc tu ne peux tout simplement pas exiger un autre guérisseur, par pur et simple caprice ! », plus il parle et plus la colère monte et bouillonne en lui. Il en oublie son désir de la rassurer, de la réconforter. Se demande même, comment il a pu ne serait-ce qu'y penser, comment cette idée a-t-elle pu effleurer son esprit. Elles ont mises du temps à apparaître, mais il ressent désormais les mêmes émotions que la dernière fois où ils se sont adressés la parole. C'est à dire du dégoût et de l'incompréhension à son égard. « Alors je te le demande une nouvelle fois. Rassieds-toi Lacey, s'il-te-plait. », il dit avant de laisser quelques secondes de silence, le temps de reprendre son calme, le temps d'abaisser la tension. Il ne le regarde même plus, Cinead, préfère se retourner vers une armoire. Il ouvre une porte, fouille quelques instants avant d'attraper un petit récipient contenant de la pommade. Il souffle, et se radoucit quelque peu. Il n'aime pas Cinead, pacifique dans l'âme, s'énerver pour si peu. « Écoute ça ne sert à rien qu'on se dispute, on est plus à l'époque de Poudlard. » il lâche ses quelques mots en se retournant. Mais peut-être qu'il aurait dû y penser plus tôt Cinead, en répondant à sa question, et en ne titillant pas ses nerfs. « Tu veux bien que je continue, maintenant ? Une fois sortie de cette pièce, tu ne recroiseras plus jamais ma route. Alors autant ne pas s’étriper, au moins pour quelques minutes. », il tente de la convaincre en baissant le ton. Un peu plus hésitant pourtant, parce qu'il pourrait bien réclamer quelqu'un d'autre, un autre guérisseur pour se charger de son cas. Mais peut-être qu'au fond il ne veut pas, Cinead. Peut-être parce qu'il veut la soigner lui-même, pour lui montrer qu'il n'est plus seulement le gamin d'autrefois. Ou peut-être pour se prouver à lui-même qu'il a eu raison de conserver ce fameux lecteur de cassettes, offert il y a presque une éternité maintenant.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Sam 18 Juil - 2:08

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Je suis une Selwyn. Bien sûr que je peux !, eut-elle envie de lui rétorquer et elle dut se faire violence pour que les mots ne passent pas la barrière de ses lèvres. Mais sa colère grondait tellement que quelque part dans la pièce, un vase se brisa. Sauf qu'elle était une tempête, Lacey. Elle était un ouragan. Souvent les gens pensaient l'avoir vue furieuse. Ils étaient si loin du compte, tellement loin du compte. Il fallait vraiment jouer sur ses nerfs pour la faire sortir réellement de ses gongs. Le moyen le plus facile d'y parvenir était de s'en prendre à sa famille, verbalement ou physiquement. Il fallait au moins ça, ou mieux, il fallait s'appeler Cinead et être guérisseur à Sainte-Mangouste. Au fond, même elle pouvait se rendre compte qu'elle dépassait les bornes, que ses réactions étaient disproportionnées et qu'à part avoir l'air ridicule, son comportement n'avançait à rien. Seulement, elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle. Cinead lui faisait perdre le contrôle et perdre le contrôle la mettait encore plus en colère. Imaginer les réactions de son grand-père, son air intraitable, pire son air déçu, n'aidait pas à arranger les choses. Pas plus que ces petites voix, infâmes et cruelles, qui lui répétaient sans cesse les mêmes mots. Depuis quand se mettait-elle dans un état pareil à cause d'un foutu né moldu ? Elle devrait avoir honte d'elle-même, honte de laisser la situation la dépasser. Vraiment, elle n'avait jamais pris de meilleure décision que de l'éviter, de l'effacer de sa vie durant toutes ces années.  Il était trop dangereux, sa simple présence était trop dangereuse. Il avait une nouvelle fois raison. La douleur ? Elle aurait pu s'y faire, serrer les dents et attendre que ça passe. Elle n'était qu'une excuse, un prétexte pour pouvoir hurler sur le jeune homme, pour pouvoir lui gâcher sa journée et lui balancer des horreurs. Le pire, c'est qu'elle ne s'était pas attendue au retour de flammes. Pas comme ça. Elle aurait du, une nouvelle fois, elle se fustigea d'avoir été si naïve. Evidemment qu'il allait répliquer. Evidemment qu'il ne se laisserait plus faire. Leur dernière dispute n'était que les prémices, son réveil après sept années à encaisser sans riposter. Il n'allait pas faire de pas en arrière et s'écraser comme il avait l'habitude de le faire. Il avait eu cinq ans pour changer et s'affirmer. Cinq ans et elle, elle n'avait pas changé. Elle était encore la gamine pourrie gâtée, au nom de famille prestigieux, au sang pur et au mépris facile. Elle stagnait dans ses privilèges et de fait, elle imposait aux autres d'en faire de même. De ne pas évoluer. De garder le statut-quo. Pour son confort personnel. Alors elle encaissa mal les répliques, plus mal que prévu. Elle garda le silence, se contentant de le fixer, attendant qu'il ait fini. Elle fit comme si ses réticences à se charger d'elle ne la touchaient pas. Comme si le fait qu'il se mette en colère contre elle ne lui laissait pas un goût amer dans la bouche. Elle se tut simplement et sentit sa colère retomber comme un soufflé. Elle avait toujours été comme ça, versatile. Un instant souriante, un autre totalement exaspérée. Là, elle était simplement blasée. Un air neutre plaqué sur le visage, elle se contenta de hausser les épaules, grimaçant à peine. « Tu as raison, je suis désolée. », dit-elle en reprenant place sur le lit, comme si de rien n'était. Les mots sonnaient creux. Sans doute ne les pensait-elle pas. Sans doute les avait-elle balancés par lassitude. Il n'avait qu'à se débrouiller avec ça. Elle en avait assez de réfléchir trop, pour rien. Ils ne se reverraient plus de toute façon. « J'avais bien remarqué que le temps de Poudlard était révolu », ajouta-t-elle tout de même. « Mais certaines choses ne changent pas. Sainte-Mangouste ou pas, je peux toujours te faire virer d'ici si l'envie m'en prend. », finit-elle sur un ton neutre, sans aucune menace dans la voix, elle énonçait des faits. Il y aurait toujours un sorcier comme elle, plus haut dans la hiérarchie, qui ne demandait qu'à se rendre utile. Elle était une Selwyn et son nom inspirait le respect. Et la crainte. Et son grand-père gérait la crainte à merveille.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Dim 19 Juil - 23:41


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† † †

Un vase se brise. Il parle, tente de lui montrer à quel point son comportement semble ridicule lorsque que le vase explose. Il ne soulève pas pourtant, continue son discourt. Elle non plus, ne dit rien. Lacey se contente simplement de le fixer d'un regard morne, où il peut néanmoins déceler d'étranges lueurs. Elle l'écoute aussi. Mais l'entend-t-elle seulement ? Cinead, il se demande si elle l'entend. Ce n'est pas rien d'écouter, encore faut-il comprendre ses paroles. Et Cinead, il doute que ses propos aient un quelconque impact sur la sorcière. Il la connaît, se souvient de ses pensées bornées, de ses attitudes butées. La preuve en est, les morceaux de verres qui jonchent le sol ne sont que les reflets du volcan qui sommeille en elle. Alors, lorsqu'il termine son monologue, las de toute cette mascarade, il déglutit. Appréhende la suite, se demande si elle comprend et se rend compte du ridicule de la situation. « Tu as raison, je suis désolée. », elle hausse les épaules et se rassoit. Comme si de rien n'était, comme si elle ne venait pas de le traiter d'incapable il y a quelques instants. Elle s'excuse simplement. Pourtant, elle n'en pense rien et il le sait. Ces mots ne sont que de vulgaires paroles lancées dans le vent pour ne pas lui laisser le dernier mot. Elle semble aussi las et blasée que lui. Pourtant, il aurait aimé qu'elle soit sincère. Au moins un minimum. Il n'attend pas de pardon Cinead, il sait que ce mot ne franchira sans-doute jamais la barrière de ses lèvres. Mais il espère pourtant, qu'elle lui dise qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait. Qu'il n'est pas comme tout les autres, tout ces né-moldus qu'elle méprise. Il aimerait aussi qu'elle dise tout haut, qu'elle ne veut pas qu'il la soigne, que sa simple présence dans cette pièce l'énerve et la répugne peut-être. « J'avais bien remarqué que le temps de Poudlard était révolu. », alors pourquoi continue-t-elle ? Pourquoi s'acharne-t-elle à lui prouver que n'importe quel guérisseur vaut mieux que lui ? Pourquoi ne peuvent-ils pas se comporter comme de simples étrangers ? C'est pour cette raison qu'il n'a pas daigné répondre à sa question sur les Canons de Chudley. Et maintenant, il regrette peut-être un peu. La situation aurait sûrement évolué différemment. S'il avait ravalé sa propre fierté, peut-être n'aurait-elle pas été touchée dans la sienne. « Mais certaines choses ne changent pas. Sainte-Mangouste ou pas, je peux toujours te faire virer d'ici si l'envie m'en prend. », le ton qu'elle prend peut sembler monotone, dénuée de toutes émotions. Pourtant, cette absence de menace le fait frissonner. Il sait qu'elle ne devrait pas, mais cette affirmation l'enterre plus bas que terre. Si, les choses changent bel et bien. Autrefois, Lacey ne clamait que rarement son statut de sang-pur devant le sorcier. Cette différence était la plus part du temps omise volontairement par les deux enfants. Alors, serrant un peu plus fort le flacon qu'il tient entre les mains, Cinead ne sait pas quoi répondre. Il voudrait répliquer comme il l'a fait auparavant, mais les mots ne sortent pas. C'est une façon implicite de le rabaisser, de lui prouver qu'il n'est qu'un moins que rien. Au cours de ces dernières années, Cinead a appris à passer outre ces insultes, à les dépasser pour ne plus en prendre compte. Mais habituellement ces paroles proviennent d'inconnus aux yeux du sorcier, et aujourd'hui c'est Lacey qui se tient devant lui. Malgré ses désirs et ce qu'il croit, elle est loin d'être une simple inconnue. Alors, il respire profondément et avance finalement. « Et... qu'est-ce que je dois comprendre ? Je dois me taire et acquiescer tout ce que tu dis ? », il se force, espère qu'elle ne décèlera pas les hésitations dans sa voix. Cinead est arrivé à un point où il ne peut plus avancer. Il ne peut pas rivaliser avec elle en terme de confiance en soi, alors il baisse simplement les yeux sur le récipient. Il se calque sur son comportement, préfère prétendre l'indifférence. « Je vais appliquer ça sur les blessures de ton bras, et je regarderai ensuite ta main. », il ressent soudainement l'importance de lui expliquer ce qu'il s'apprête à faire. Comme s'il avait besoin de son approbation pour chacun de ses gestes. Il attrape un siège, se place en face d'elle et ouvre alors le récipient. Il étale ensuite, un peu plus hésitant, la pommade sur les hématomes de sa peau. « … ils ne t'ont pas raté, en tout cas. Tu vas avoir mal aux muscles pendant encore quelques jours. », il comble le silence pour pallier à son embarras. « Je vais sûrement regretter ce que je vais dire, mais... tu as raison, certaines choses ne changent pas. Tu es toujours aussi... tête brûlée. », il sourit légèrement suite à sa remarque. Elle vient de le menacer de lui retirer son poste, et lui, pense au passé. Peut-être parce qu'au fond, il sait qu'elle n'oserait pas. Il l’espère de tout son être, du moins. Alors, ce n'est ni une reproche, ni un compliment. Juste une constatation. Il est persuadé que si elle se retrouve dans cet état, les joueurs de l'autre équipe ne s'en sont sûrement pas sortis totalement indemnes également. Pourtant, il appréhende sa réponse. Il ne tente pas d'approche pour calmer le jeu, ou il-ne-sait-quoi. Il veut simplement oublier le malaise qui les surplombe.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Mar 21 Juil - 1:29

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Même si elle affichait une indifférence religieuse, la question qu'il lui posa la surprit. Depuis quand accordait-il de l'importance à ce genre de choses ? Elle ne l'avait nullement menacé. A vrai dire, elle ne comprenait pas elle-même la force qui l'avait poussée à dire ça. Peut-être essayait-elle vraiment de l'avertir. Ou avait-elle simplement voulu le faire taire ou le contraire. La liste de son comportement mystérieux s'allongeait à vue d'œil. Néanmoins, elle garda le silence, réfléchissant sérieusement à la question. Elle ignorait ce qu'elle voulait. Vraiment. Elle voulait tout et rien à la fois. Elle voulait retrouver leur complicité d'antan et à la fois, ne plus jamais le revoir. Elle voulait qu'il lui réponde franchement tout en refusant d'entendre les mots durs qui sortaient de sa bouche. Mais elle ne voulait pas qu'il obtempère. Pas vraiment. Même si elle n'admettait pas qu'il lui tienne tête, quelque part elle s'était sentie rassurée. Il semblait avoir changé, avoir pris confiance en lui, assez pour ne plus se laisser marcher sur les pieds. Parce qu'il n'y avait qu'elle et elle seule qui avait le droit de lui faire du mal. C'était comme ça, une vérité absolue gravée dans son esprit de princesse capricieuse. Parce que Cinead avait toujours été trop gentil, trop généreux, trop altruiste et ça finissait par lui jouer des tours. Déjà à Poudlard, elle avait souhaité qu'il le soit moins ou juste avec elle. Mais il n'était plus à Poudlard. Ils étaient dans le monde réel, loin de la protection du château. Et elle ne se rendait même pas compte de son erreur. « Tu y comprends ce que tu veux. » Non, définitivement non. Elle en était sûre à présent. Elle préférait qu'il lui réponde. Elle préférait sa haine à son indifférence. Alors le calme revenu soudainement par sa faute la glaça et elle voulut le briser, calmement. « Je préfère quand on me résiste. C'est plus drôle. »  Et comme chaque fois, elle faisait passer ça pour un jeu. Tout passait toujours pour un jeu avec elle. Parce que c'était plus facile. Beaucoup plus facile. Dans les jeux, rien n'était réel. Elle pouvait faire une bêtise et recommencer sans que ça n'entache quoique ce soit. Rien n'était définitif, il suffisait de lancer une nouvelle partie, faire les bons choix, réparer ses erreurs et tout finissait par aller mieux. Un jeu, elle aurait aimé que tout ne soit qu'un jeu. Mais la réalité la rattrapa alors qu'elle sursautait presque à l'entente de la voix du guérisseur. Voilà qu'il se mettait à lui décrire ce qu'il allait faire, comme s'il voulait éviter une nouvelle crise de colère. Ou masquer le silence...Il comblait le vide en parlant. Cette fois, elle ne retira pas son bras, ne fit pas d'esclandre, grimaça à peine et le laissa faire. Elle fit la moue, anticipant déjà les jours à venir avec anxiété et lassitude. Et puis, il se passa quelque chose qu'elle n'avait pas vu venir. Il avait réagi, pas parce qu'il était énervé. Non. Un petit sourire et une anecdote sur le passé. Sur sa façon à elle de toujours foncer dans le tas. Et elle sourit, aussi, un peu, sans le fixer, sans bouger. « Ce sont les autres qui sont des idiots. Ils ne savent pas à qui ils ont à faire. », lâcha-t-elle avec cet air goguenard qu'on lui connaissait tant, se dédouanant une nouvelle fois de ses propres torts. Elle était Lacey après tout. Il fallait se lever de bonne heure pour lui arracher une critique sur sa propre personne. Puis le silence retomba et elle soupira avant de reprendre précipitamment la parole, comme si elle voulait l'empêcher de répondre, comme si les mots lui brûlaient les lèvres. « Est-ce que tu as peur ? »  De ce que je pourrais te faire, de ce que je crois pouvoir te faire. De mes réactions ? De moi ? Elle le pensait fort mais se contenta de la première question, cherchant à croiser son regard. Elle, elle avait peur. Elle avait peur de lui. Elle avait peur qu'il ait peur d'elle, qu'il la déteste, qu'il la méprise. Elle avait peur. Elle était morte de trouille parce qu'il était un né moldu, un sang-de-bourbe comme le dirait sa famille, qu'il était tout ça et que malgré tout, elle n'était jamais parvenue à le détester vraiment.
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Mar 21 Juil - 18:11


you often meet your fate,
on the road
you take to avoid it

† † †

Cinead, il ne sait pas sur quel pied danser. Mais encore faut-il qu'il ait un jour su. Les humeurs de la sorcière change constamment, une fois le chaud, une fois le froid. C'est comme un torrent qui se cristalliserait à la moindre remarque et haussement de sourcil. Désormais imperméable à ce genre de réflexion, il n'y en aurait normalement pas porté d'importance. Mais à ce moment là, cette affirmation en avait. Peut-être un peu trop même. Et c'est simplement parce qu'elle provient de la bouche de Lacey. Comme si tout ce qu'elle disait était aux yeux du guérisseur, parole d'argent. Pourtant sa réponse reste vague, une simple banalité lancée au détour d'une conversation. Il ne sait même pas ce qu'il veut Cinead, alors il ne sait pas quoi voir dans ses remarques. Peut-être se fiche-t-elle complètement de lui. Peut-être est-il le seul à se torturer intérieurement, à conférer autant d'importance à leur échange. Alors, il se renferme sur lui-même, préfère se taire plutôt que de continuer à alimenter une discutions qui ne mènera sûrement nul part. Pourtant, elle brise le silence, le calme d'après la tempête. « Je préfère quand on me résiste. C'est plus drôle. », il aurait sûrement pensé qu'elle se moquait de lui s'il ne la connaissait pas. Drôle. Elle le presse, lui affirme qu'elle pourrait l’expulser de Sante-Mangouste si l'envie lui en prenait, et voilà, que maintenant elle annonce aimer le répondant. Pourtant, il le sait Cinead depuis l'école de sorcellerie. Il voyait bien le plaisir qu'elle prenait à faire ravaler les langues et clouer le bec des enfants. Lui ne s'est jamais vraiment opposé à elle. Il aurait encore moins osé s'élever contre les projets qu'elle partageait avec ses amis de la maison noir et verte. Alors, il laisse échapper un soupir, accablé, ne sachant même pas quoi répondre. Il enchaîne sur les soins qu'il va lui prodiguer, pour combler le vide. Et étonnamment, elle ne réagit pas. Pas de cris, ni de grimaces. Les paroles de Cinead ont finalement eu un impact, aussi infime soit-il. Alors pour meubler la conversation, et ne pas perdre ce lien qu'il tient enfin, il lui rabâche une anecdote du passé et esquisse un sourire. Elle lui répond sur le même ton, peut-être un peu plus moqueuse dans la voix. « Ce sont les autres qui sont des idiots. Ils ne savent pas à qui ils ont à faire. », son sourire reste le même. Elle n'a pas changé d'un poil, pourtant il a cet impression qu'un petit quelque chose n'est plus le même en elle. Il réfléchit alors à une réplique, une phrase qui lui arracherait peut-être même un sourire. Mais il n'a pas le temps d'y songer que sa voix retentit à nouveau. Et encore une fois, il ne s'y attendait pas. « Est-ce que tu as peur ? », les yeux ancrés sur sa peau de porcelaine, il ne relève pas son visage. Peur de quoi ? Peur de ce qu'elle lui a dit à l'instant ? Peur de ce qu'elle pourrait faire ? Étrangement, Cinead aurait préférer éviter de genre de conversation. Parce qu'il ne se croit pas capable de soutenir son regard et d'y voir une certaine malédiction. Il respire profondément, ôte ses mains de son bras et, enfin il relève son visage. Le silence plane au dessus de leurs tètes, il ne sait même pas quoi répondre Cinead. Oui ? Non ? Peut-être ? La simple évocation de son prénom provoque en lui un tourbillon, alors qu'est-il censé répondre ? Qu'au fond, il est terrorisé par sa simple présence, tout ces sentiments qu'elle éveille en lui ? « Peur de quoi ? De ce que tu m'as dit à l'instant ? De ce que tu pourrais faire ? », il hausse les sourcils, tâtonne à la recherche de réponse. Au fond, Cinead sait très bien que ce sentiment qui le ronge parfois le soir, n'est rien d'autre que de la peur. Il l'a assez ressentis étant petit, pour la reconnaître. Mais cette peur provient de ce qu'il est, de son identité même. Ce sang impur qui coule dans ses veines. Il se plaît parfois à croire que tout aurait été plus facile, si il avait au moins été de sang-mélés. Voir s'il n'avait tout simplement pas été doté de magie. Même s'il prétend le contraire et malgré sa place dans l'Ordre, aujourd’hui, il appréhende le monde Cinead. Cette guerre et ces idéaux. Ce sang qui coule à flot. Alors, oui, oui il a peur. Et cette peur surpasse la simple évocation de Lacey. Toutefois, il chasse bien vite ces idées et se concentre sur la sorcière. « Je n'ai pas oublié ce que ton nom signifie, tu sais. Je ne m'attendais simplement pas à te revoir un jour. », il parle et répond sincèrement. Pourtant, il tourne autour de la question, ne dit ni oui ni non. « Mais... contrairement aux autres, je sais à qui j'ai à faire. » dit-il en référence à ses propres paroles. Ça pourrait sonnez faux et creux aux oreilles, pourtant il y croit Cinead, il espère toujours la connaître. Il se lève ensuite, attrape des bandes dans l’armoire, et se repositionne face à elle. Il agrippe son bras, et doucement il enroule les bandes de manière à former un bandage, même si ses pensées n'y sont pas. Le silence retombe d'un coup, alors Cinead il croise son regard et se dit que c'est le moment. La perche qu'il attendait. « … félicitation. Pour votre victoire. », ce ne sont que des mots à peine soufflés, mais pourtant assez audibles pour parvenir à ses oreilles.
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Mangemort
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Mer 22 Juil - 17:42

You often meet your fate on the road you take to avoid it.
Cinead & Lacey


Le silence plana et Lacey se demanda si elle n'aurait pas du se taire finalement. Mais la curiosité la démangeait, elle voulait avoir une réponse. Pourquoi s'était-il si soudainement calmé, était-ce du à sa remarque ? La pensait-il capable d'en arriver là, même avec lui ? La réponse souhaitée aurait été que non, il ne craignait rien. Même s'il valait mieux qu'il ait peur. Peut-être pas d'elle, mais des autres, à commencer par le reste de sa famille. Seulement, il ne répondit pas. Répondre par une question ne lui apportait pas plus d'informations. « De ça, oui. Et du reste aussi. » Et quand elle parlait du reste, elle parlait des agressions contre les nés moldu qui se multipliaient de jour en jour, de la haine attisée par cette gourde de Bagnolde, de toutes les horreurs à venir qui faisaient de lui une cible privilégiée. Parce que même si elle voulait l'oublier, Cinead n'était pas comme elle et ne le serait jamais. Puis, il évoque son nom et les squelettes qui allaient avec. En temps normal, elle aurait souri, fièrement. Et dans un souci de préserver les apparences, elle le fit. Mais elle tomba des nus, sans savoir comment le prendre. Et elle pensa que d'un côté, c'était bien fait pour elle. Elle l'avait cherché. Elle aimait tellement parader, avec son air hautain et ses mots guindés. La personne qu'elle était disparaissait derrière le poids de son nom. Mais qui était-elle pour se plaindre quand elle avait la chance d'être la seconde fille de la branche principale de l'une des plus anciennes familles de sang pur du monde sorcier, bénie même par ce sang si pur et à la fois si bleu. Bleu de noblesse. Elle aurait pu être princesse ou reine dans un autre temps. Se voir effacer par son patronyme était un prix si peu cher à payer...en comparaison à tout ce qu'il offrait. Pourtant, parfois, elle aurait aimé que l'on retienne son prénom, que l'on attribut pas ses qualités aux mérites de ses aïeux. Comme Cinead, avant du moins. Mais non, elle n'avait pas à se plaindre. Elle appréciait trop lire la crainte et le respect quand elle annonçait son identité. Et puis, il y avait quelqu'un qui avait de réelles raisons de maudire sa naissance. Aileen. Qu'aurait-elle donné pour naître dans une autre famille. Lacey grimaça. « Je ne m'y attendais pas non plus. », répondit-elle sincèrement. Elle avait tout fait pour l'éviter, tout fait pour faire taire la petite voix idiote qui l'encourageait parfois à balayer les gradins à la recherche de sa silhouette. Mais ça, elle ne le dit pas. « Mais je suis contente. », elle se tut un instant, hésitant à reprendre. « Au moins, je n'ai pas la désagréable surprise de voir ton nom apparaître dans la chronique nécrologique de la gazette aux côtés de ces autres crétins de l'Ordre du Phoenix. », finit-elle par dire, plus sûre d'elle, sans se douter une seconde que le garçon retenu de Poudlard avait changé à ce point. Oui, il pouvait s'être affirmé mais jamais il ne lui serait venu à l'idée qu'il ait rejoint ce groupe de sorciers dégénérés. Cinead savait à qui il avait à faire. Mais pas Lacey. Distraitement, elle le regarda se lever, attraper des bandages et s'atteler une nouvelle fois à rattraper les dégâts causés par son esprit borné. Et puis, il la félicita. Comment avant, quand il avait l'occasion de la croiser à l'écart de la foule. Et elle sourit, un sourire franc et fier à la fois. De ceux qu'elle avait l'habitude lui offrir. « Merci. Mais sache que ce n'est pas parce que tu t'occupes de me remettre sur pieds que nous aurons de la pitié pour les Canon. »
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MessageSujet: Re: You often meet your fate on the road you take to avoid it. (cinead) Ven 25 Sep - 18:25


you often meet your fate,
on the road
you take to avoid it

† † †

L’atmosphère se détend doucement. Les ondes négatives se dissipent, malgré le silence et la gêne, la surprise et la nostalgie. A-t-il peur ? Cinead ne sait pas. Il aurait aimé pourtant. Mettre des mots sur ce frisson, sur ce sentiment qui l'envahit. Lacey n'est pas comme lui, elle ne le sera jamais. Il en a toujours eu conscience. Le temps n'a pourtant rien amélioré, peut-être a-t-il même empiré les choses. « Pour tout avouer... oui. Oui, j'ai peur. De ce qu'il se passe dans le monde magique, de cette... guerre. Ceci dit, j’espère ne pas devoir avoir peur de toi. Le passé est révolu et peut-être même notre amitié aussi, mais au fond je sais qui se cache derrière ce masque de princesse. » dit-il, les yeux ancrés dans ceux de la brune. Il se lève alors, fais quelque pas pour revenir avec son matériel. Contente. Elle est contente de l'avoir revu. Et c'est cette simple phrase qui tord son estomac. Lui aussi, l'est. Il s'est toujours demandé s'il la reverrait un jour, avant qu'il ne perde peut-être la vie dans cette stupide guerre. Et le voilà des années plus tard, à devoir panser ses blessures. Lui, qui lui disait toujours de faire gaffe. Lui, qui lui hurlait aux oreilles, Lacey, fais attention. N'y va pas, tu vas te faire mal. Elle n'écoutait jamais. Et Cinead n'eut même pas le temps de plonger un peu plus loin dans ses pensées qu'elle souleva l'Ordre d'un ton dédaigneux. Et il ne lui en faut pas plus pour tressaillir. Sans s'en rendre compte il serre un peu trop le bandage sur son bras, et ses gestes redeviennent mécaniques. Qu'adviendra-t-il s'il elle l'apprend ? Si elle a vent de l’allégeance du jeune guérisseur ? Pourtant, Cinead en a tout les droits. Il a fait le choix d'abandonner sa passivité il y a bien longtemps maintenant. Et il n'a jamais regretté cette décision, jusque maintenant du moins. Quel est l'avis de Lacey sur l'Ordre ? Serait-elle prête à se dresser contre eux ? Est-elle même en accord avec les idéaux de l'armée noire ? Au fond, il connaît la réponse Cinead. Il sait que le monde moldu répugne la jeune femme au plus haut point, et qu'elle serait même prête à s'engager dans cette guerre. Pourtant, il a cette once d'espoir en lui. Cette lumière qui l'aveugle, ce passé qui l'éblouit. « Ce ne sont pas des crétins. Sans eux, mon nom pourrait surement apparaître dans la rubrique des né-moldus exterminés par l'armée noire. », il ne peut pas lui dire. Pas maintenant que les foudres semblent dissipées. Alors, il change de sujet. Rapidement, il la complimente. La félicite pour sa victoire. Et ces mots sincères dessinent un sourire sur le visage de la joueuse. Un vrai sourire. Pas de ceux qu'elle affiche lorsqu'elle entend son nom sur les lèvres de la foule. Mais ce sourire qu'elle avait l'habitude de lui offrir, tellement contagieux qu'il s'esquisse également sur les lèvres du guérisseur. « Peut-être que je pourrais omettre quelques soins pour que les Canons puissent avoir une chance contre vous... », il lance en attrapant finalement sa main. Dernière chose qui nécessite des soins immédiats. «  Au fait, je suis désolé pour tout à l'heure. Te voir piquer une crisse ne m'a pas vraiment donner l'envie de répondre à ta question sur les Canons. Mais comme t'as pu le constater, oui, je les soutiens toujours autant. » il dit avant de se concentrer sur sa main. Il l'observe délicatement, comme si elle pouvait se briser d'un moment à l'autre. Et dans un murmure il prononce un sort afin que ses phalanges se rétablissent. « Et voilà. Les picotements ne disparaîtront pas tout de suite mais ça devrait aller normalement. Je suis pas aussi incompétent que tu le pensais finalement. » finit-il en lâchant sa main. Il se remet alors sur ses pieds, et la fixe quelques secondes. « Je suis aussi content de t'avoir revu Lacey. En vérité, tu m'as... » manquée, il n'a pas le temps de terminer sa phrase Cinead, que la porte s'ouvre dans un fracas. De jeunes femmes apparaissent à l’embrasure de la porte et sans attendre un instant de plus, elles se ruent en union vers Lacey. Cinead reconnaît alors les joueuses des Harpies, qui s’inquiétaient sans-doute pour leur coéquipières. Le guérisseur s'écarte donc pour remplir le dossier de la patiente, avant d'aller s'entretenir avec l'entraîneur de l'équipe, non sans un dernier regard vers Lacey.


fin du rp.
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