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 It’s gonna be you and me | Alistar&Lysianne

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MessageSujet: It’s gonna be you and me | Alistar&Lysianne Lun 29 Juin - 15:20

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MessageSujet: Re: It’s gonna be you and me | Alistar&Lysianne Mer 16 Sep - 13:20

C'était probablement l'affaire la plus simpliste et ennuyeuse de sa carrière d'avocat. Digne d'un devoir de stagiaire, à dire vrai... Pourtant, Alistair s'y était impliqué avec le zèle qui était le sien, obtenant le verdit désiré avec une facilité presque frustrante. Il avait mieux à faire que cela... Mais on ne lui avait pas vraiment laissé le choix.

Les affaires d'usage abusif de la magie de la part de sorciers mineurs n'avaient rien de très excitantes. En général, elles se concluaient sur un simple avertissement, une amende ou, dans les cas les plus extrêmes, un renvoi de Poudlard. On exposait les faits, une petite plaidoirie et le tour était joué. D'une simplicité écoeurante... Des cas que l'on confiait aux avocats débutants, pour leur faire la main...

Mais le sorcier dont il était question cette fois-ci était le fils d'une personne haut placée, qui avait pris contact avec le mentor d'Alistair. Et ce dernier avait chargé l'avocat de cette affaire, lui demandant explicitement de prévenir le renvoi de son client. Ce dernier était un récidiviste et il tendait à user de sa magie en présence de moldus, généralement pour "impressionner les filles", selon ses propres mots. Quel imbécile...

Alistair avait profité de sa relative liberté d'action pour lui donner une leçon. Certes, ce jeune imbécile ne serait pas renvoyé et il conserverait sa baguette. Mais il allait passer ses prochaines vacances à effectuer un certain nombre de travaux d'intérêt général, sans l'aide de la magie, bien entendu.

Alistair aurait pu aisément lui obtenir un verdict plus clément, sa verve lui permettait d'innocenter le plus coupable de ses clients, mais il n'avait pas souhaité qu'il en soit ainsi. Autant lui mettre un peu de plomb dans la cervelle... Nul ne pouvait se permettre d'agir aussi bêtement, pas en ces temps de guerre.

Cette affaire réglée, l'avocat retournait à son bureau pour s'occuper de dossiers plus complexes, dignes de son intervention. Il avait besoin de travailler, de se pencher sur une affaire si difficile qu'il lui serait imposible de penser à quoi que ce soit d'autre. De songer à sa femme, Eileen...

Il avait pris place dans l'un des ascenseurs du ministère, en compagnie d'une demoiselle qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Une nouvelle employée ou une simple visiteuse, peut-être... Quoi qu'il en soit, Alistair n'était pas vraiment d'humeur à engager la conversation, d'autant plus que le trajet n'allait durer qu'une poignée de secondes. Pas le temps de faire connaissance en si peu de temps...

D'une main, il s'était agrippé à l'une des poignées qui permettaient aux usagers de l'ascenseur de conserver leur équilibre tandis que le voyage mouvementé avait lieu. Son regard s'était attardé sur son autre main, où trônait toujours son alliance. Son coeur s'alourdit un peu plus, tandis qu'il faisait tourner l'anneau entre ses doigts. Il aurait tout donné pour pouvoir voyager dans le passé et sauver Eileen... S'il avait eu un retourneur de temps, il n'aurait pas hésité à changer le destin, quitte à détruire le monde, à causer la mort d'autres personnes, peut-être...

Eileen était tout ce qui comptait pour lui. Celle qui lui avait permis d'avancer dans la vie sans s'effondrer, qui lui avait appris à s'amuser, à rire, à profiter de l'existence sans constamment songer à l'avenir, au lendemain... Et elle n'était plus là. Elle n'était plus qu'une figure du passé, lointaine, déjà presque floue. Elle ne l'avait quitté que depuis quelques mois, mais il avait l'impression que des siècles s'étaient déjà écoulés. Qu'elle n'avait plus été à ses côtés depuis des années...

Ce fut l'arrêt brusque de l'ascenseur qui détourna Alistair de ses sombres pensées. Il s'était agrippé fortement à la poignée, ce qui lui avait permis de garder l'équilibre tant bien que mal. Sa voisine n'avait pas eu autant de chance. Elle ne s'était pas effondrée, mais ses documents s'étaient éparpillés sur le sol dans un joyeux désordre.

La remarque frustrée de la jeune femme tira un petit sourire à Alistair. Elle n'avait pas tout à fait tort. Les ascenseurs du Ministère étaient une vraie blague à eux seuls. Une légende urbaine disait que leur fonctionnement erratique avait contribué à la formation d'un certain nombre de couples, aidés par la promiscuité et l'attente. Vérité ou simple rumeur ? Toujours était-il que les pannes des ascenseurs du Ministère étaient des phénomènes presque quotidiens, auxquels Alistair s'était résigné...

La demoiselle avait finalement réussi à réunir tous ses documents. Voyant que l'un des papiers s'apprêtait à s'échapper, Alistair avait tendu la main pour le récupérer. Son geste avait visiblement surpris la demoiselle, qui avait sursauté et répandu à nouveau ses papiers. Devant cette situation, Alistair eut toutes les difficultés du monde à retenir le rire nerveux qui voulait s'extirper de sa gorge. D'une voix rendue légèrement frémissante par l'hilarité contenue, il souffla à l'inconnue, se penchant pour ramasser les papiers :

"Laissez-moi vous aider..."

Il réunit ce qui se trouvait à ses pieds, tendant le tout à la malchanceuse jeune femme avant de se redresser. Il passa une main dans ses cheveux, redressa ses lunettes et lissa de ses mains son costume moldu, taillé sur mesure :

"J'espère que vous n'avez pas un rendez-vous urgent. Je ne le souhaite pas, mais il est fort possible que cette panne dure un certain temps..."

C'était une occasion comme une autre pour chasser ses sombres pensées. Certes, l'idée d'une conversation ordinaire ne l'attirait pas grandement, mais c'était avant que cette panne ne se produise et qu'il ne se retrouve coincé avec cette demoiselle pour un grand nombre de minutes, peut-être même des heures... S'il pouvait éviter de se noyer dans son propre chagrin à cause de l'inactivité, Alistair était plus que dévoué à saisir cette occasion.

Il tendit la main vers la demoiselle, se présentant cordialement :

"Alistair Marsan. S'il vous venait à l'idée de porter plainte contre la compagnie qui s'occupe de la maintenance des ascenseurs, je serais ravi de défendre votre cas."

D'un geste rapide, il sortit l'une de ses cartes de visite et lui glissa entre les mains, sans même lui demander son avis. Il pointa du doigt le numéro de téléphone qui était inscrit dessus, expliquant d'une voix amusée :

"Je suis bien conscient que les sorciers n'ont pas l'habitude d'utiliser le téléphone comme moyen de communication, mais je peux vous assurer que cela est bien plus rapide et pratique que de se parler par cheminées interposées, hiboux ou patronus. Le monde sorcier devrait vraiment s'intéresser à cette technologie, je suis persuadé que nous pourrions en tirer le plus grand bénéfice. Quoi qu'il en soit, n'hésitez pas à me contacter, qu'importe l'affaire que vous souhaiteriez que je défende."

Alistair pouvait se montrer très bavard, en particulier lorsqu'il se cherchait à se distraire du passé et des souvenirs qui le tourmentaient. Il reprit donc la parole après son petit discours, accrochant un sourire commercial à ses lèvres :

"Vous savez, si vous veniez à être claustrophobe, cela pourrait nous permettre de tirer un peu plus d'argent à la compagnie contre laquelle nous porterions plainte. Nous pourrions plaider un traumatisme, des conséquences sérieuses sur votre état psychique... Rien ne nous empêche de fabuler quelque peu à ce sujet, il suffira de jouer la comédie de façon convaincante. Les jurés adorent les plaidoiries larmoyantes et théâtrales. Il leur faut du spectacle, du divertissement, du..."

L'ascenseur remua soudainement, pendant un bref instant, avant de s'arrêter tout aussi brutalement. De justesse, Alistair parvint à demeurer debout, mais ses lunettes avaient quitté le bout de son nez, tombant bruyamment par terre. Se forçant à rester immobile, les yeux plissés pour tenter de dissiper le brouillard qui obscurcissait désormais sa vue, il déclara d'une voix embarrassée :

"Hmm... Vous serait-il possible de récupérer mes lunettes, je vous prie ? Je crains fort, dans un endroit aussi exigu, de ne réussir qu'à les briser en tentant de les retrouver moi-même... Je vous serais très reconnaissant."

Il agrandit un peu plus son sourire, espérant que la demoiselle se montrerait suffisamment réactive pour éviter qu'une catastrophe n'arrive. Un mouvement brusque de l'ascenseur et Alistair pouvait dire adieu à ses lunettes... Et à sa vision, temporairement.
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MessageSujet: Re: It’s gonna be you and me | Alistar&Lysianne Sam 19 Sep - 2:04


Alistair & Lysianne

It's gonna be you and me

Tu portas ta main sur ta poitrine, cherchant par ce geste à calmer un cœur bien trop rapide. Ta respiration s’entrecoupa légèrement. Tu n’étais que trop facilement angoissée. Petit être qui n’avait jamais rien eu pour elle mit à par une constitution bien trop faiblarde. Tu tentais tout de même de garder un semblant de dignité – il est vrai que cela n’était pas le terme correct, tu ne voulais simplement pas paraître étrange, pas au sein du ministère, les mots à ton égard n’avait toujours été que bien rude, Weasley brisée n’est-ce pas ?- laissant ton regard se poser sur ton interlocuteur, tu lui adressas un timide sourire pour le remercier de t’aider tout en saisissant les documents qu’il te tendait. Tu t’empressas de réunir l’autre partie devant toi. Les yeux rivés sur ta pile de papier essayant de remettre rapidement les documents en ordre et dans le bon sens, tu laissas échapper un petit rire. Les pannes ici, duraient toujours une éternité. «  Heureusement pour moi, je viens de sortir de mon rendez-vous. Je fais partie des rares chanceuses qui passent dans ce bâtiment uniquement pour récupérer de la paperasse. Être confronté à ses ascenseurs au quotidien aurait tendance, je pense à rapidement devenir agaçant. » Tes yeux furent rapidement attirés par cette main qu’il te tendant après s’être présenté. Tu oubliais parfois que c’était ça la vie, le contacte physique forcé rien qu’en une poignée de main. D’une certaine manière, tu savais que maintenant tu étais capable de le faire. Faire face à cet ancien vice, cette ancienne peur. Toucher quelqu’un ou être touché. Mais tu avais toujours une boule au ventre, les vieilles habitudes surement. Un vil souvenir d’une phobie à présent passé, que ton corps avait gardé, tel un égoïste. Lentement tu viens serrer sa main, tu n’étais toujours pas habitué à ce genre de chose. Petit être qui avait fui le contact physique et les gens, réduisant ta vie sociale pendant des années au minimum. «  Lysianne Weasley, enchantée. » Weasley, ton nom n’était que trop apparu sur les journaux de la gazette pendant tout le mois d’Aoùt. Adèle Weasley assassinée, le meurtrier reste introuvable. Mais cela n’avait été qu’un nom parmi tous ceux qui avaient fait leurs apparitions dans les gros titres depuis le gala. Un nom engloutit dans la terreur et les nouvelles mesures. Ta sœur avait trépassé et pourtant elle était celle qui était destinée à de grandes choses. Tu ravalas ta salive difficilement à cette pensée.
Tes yeux détaillaient la carte, le numéro qu’il t’indiquait. Un sorcier qui utilisait de la technologie moldu, c’était amusant et peu commun. Un avocat donc, ton esprit partit rapidement en exploration des personnes que tu avais croisées dans ta vie et tu pensais – tu pouvais te tromper, la mémoire n’était pas quelque chose d’infaillible — que c’était la première fois que tu rencontrais quelqu’un avec une telle profession. « C’est toujours intéressant de connaitre un avocat. Même si cela se fait dans les détours d’un ascenseur qui n’en a toujours fait que des siennes. Je dois cependant bien le reconnaitre, je n’ai pas de téléphone, mais vous avez raison, certaines technologies moldu pourraient nous être utile je pense.   » N’étais-tu pas une Weasley après tout ? Tu avais toujours trouvé que les Moldus étaient un sujet fort intéressant et avaient toujours eu un petit intérêt pour leurs modes de vie.  Bien que tu n'avais jamais réellement pris le temps, ni même songé à toi même te renseigner pour te procurer quelques-uns de leurs gadgets. C'était délicat, quand on ne connaissait pas quelqu'un cracmol ou bien né-moldu, d'avoir accès à ce genre d'objet.
Tu fis rapidement tirer de tes pensées, l’écoutant parler d’un possible procès si jamais tu étais touché d’un traumatisme. Toi pauvre petite habituée des psychomage et autre rendez-vous médical depuis ton enfance. C’était bel et bien un avocat, tu avais la voix pour et surtout les mots. Mais rapidement, avant même que tu ne puisses lui répondre, l’ascenseur fit des siennes. Bougeant quelque peu, assez pour te faire sursauter. Fort heureusement, tu te cramponnais à ta pile de documents. Mais les lunettes de ton interlocuteur glissèrent de son nez, pour finir à tes pieds. Avant même qu’il te le demandé, tu t’étais déjà penché en avant pour les saisir du bout des doigts. Et soigneusement, tu viens les lui remettre en main. «  Vous m’avez aidé pour les papiers, c’est le moins que je puisse faire. » Soufflas-tu.
Tes yeux regardaient les lumières de l’ascenseur, tremblotantes. « Il ne manquerait plus que la lumière soit coupée et effectivement, je serais presque prête à faire un scandale. Je pense que ceux qui se sont occupés des ascenseurs sont les mêmes personnes qui ont fait les escaliers à Poudlard » laissas-tu échappés ; sur un ton un peu moqueur. Les escaliers de Poudlard, ils en avaient toujours fait qu’à leurs têtes, c’était la même chose pour les ascenseurs ici. Capricieux et peu fiable.  
Code by Fremione.

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MessageSujet: Re: It’s gonna be you and me | Alistar&Lysianne Mar 22 Sep - 11:38


La jeune femme était bien différente de ses collègues du Ministère. Sans même qu'elle n'ait à le dire, Alistair aurait pu deviner sans problème qu'elle ne travaillait pas ici. La bureaucratie n'avait pas encore pourri son âme jusqu'à la moelle. Tant mieux pour elle. Le monde avait besoin de personnes pures, douces, sans toutes ces arrières-pensées qui lui parasitaient lui-même l'esprit.

Elle semblait timide, pas très à l'aise. La main qu'il avait serrée ne s'était pas attardée à son contact, comme si elle risquait de s'y brûler. Inhabituel. On disait que, d'une poignée de main, on pouvait déjà asseoir sa domination sur l'autre. Le contrôler. Lui prouver son rang et son statut. C'était une question de force, de poigne, de solidité. Mais il semblerait que celle qui se nommait Lysianne Weasley n'était pas très au fait de ce genre de pratiques... Ou bien qu'elle était simplement plus désireuse de garder des distances avec les autres que de chercher à leur prouver qu'elle valait mieux qu'eux. Possible.

Difficile de ne pas connaître le nom Weasley. Un patronyme qui évoquait l'une des familles de Sang-Pur de Grande-Bretagne... Lysianne, toutefois, n'avait pas l'air de celles et ceux qui se vantaient de leur statut et en profitaient pour dénigrer l'autre. De ce qu'il savait, la famille Weasley n'avait jamais estimé être supérieure à d'autres pour des questions de lignage. C'était une mentalité à laquelle il adhérait.

Lui-même, certes, provenait d'une famille plutôt riche et n'avait pas honte de son argent, mais il s'était construit tout seul, échelon par échelon. Quel choix avait-il, de toute manière ? Le nom "Marsan" n'évoquait rien, dans le monde sorcier. Un né-moldu comme tant d'autres.

Il eut un petit rire à la remarque de la demoiselle sur leur rencontre. C'était là une entrevue incongrue, imprévue, mais elle plaisait néanmoins à Alistair. Elle lui permettait de faire une pause dans sa vie de labeur, de pression, de colère, de chagrin, de vengeance. Une petite bulle confortable, un arrêt dans le temps... Alistair en avait bien besoin. Parfois, il avait l'impression qu'il allait exploser. Ou s'effondrer.

"Vous n'imaginez même pas à quel point la société moldue et son savoir pourraient contribuer au monde sorcier. La société magique est en retard de près d'un siècle et je suis sûr que bien de mes confrères moldus seraient hilares s'ils venaient à savoir que la plus prestigieuse école de sorcellerie employait toujours un train à vapeur pour conduire ses élèves à destination."

Son sourire s'étira un peu plus. Le monde sorcier était aussi aberrant que fascinant. Presque mignon dans son ignorance innocente. Ils pensaient probablement être les meilleurs et observaient les moldus avec pitié, eux qui n'avaient pas de magie pour les assister au quotidien. S'ils savaient...

En tant que Weasley, Lysianne serait probablement bien plus ouverte à cette idée que n'importe quel autre sorcier. Les rumeurs disaient que certains membres de cette famille collectionnaient des prises électriques, des canards en caoutchouc ou autres curiosités moldues. Ce qu'ils en faisaient, ça, c'était une toute autre histoire...

Songeur, Alistair ajouta à sa liste de résolutions, intitulée "Quand je deviendrais Ministre de la Magie", d'améliorer les cours d'Etude des Moldus. Les rendre obligatoire, peut-être. Une telle ignorance était si dommageable...

L'avocat lui avait évoqué la possibilité d'un procès et de jouer sur un éventuel traumatisme pour remporter plus grassement l'affaire. Elle n'avait néamoins pas eu le temps de lui offrir de réponse à ce sujet car, déjà, l'ascenseur faisait de nouveau des siennes.

Les lunettes du jeune homme quittèrent le bout de son nez, tombant au sol. Il n'avait pas fini sa demande que, déjà, Lysianne Weasley lui ramassait ses lunettes et les lui rendait. Alistair poussa un soupir de soulagement, alors que sa vision revenait à la normale :

"Merci. Vous n'imaginez pas à quel point ma vue est affreuse sans ces lunettes. C'est à peine si je pouvais distinguer vos traits..."

Lysianne semblait inquiète, bien qu'elle tentait de détendre l'atmosphère en faisant preuve d'humour. Sa remarque sur les escaliers de Poudlard lui tira un autre sourire. Ah, que de souvenirs...

"Nous sommes des sorciers. Si les lumières se coupent, un "Lumos" fera l'affaire. Quant aux escaliers de Poudlard, je ne peux que vous donner raison. Ils m'ont régulièrement donné le tournis, durant ma scolarité. J'étais parfois tenté de sauter de l'un d'eux en marche pour arriver à destination. Je l'ai d'ailleurs fait, une fois. La chute a été douloureuse."

Poudlard... C'était une époque aussi belle que difficile. Toujours à essayer d'être le meilleur, dans tous les domaines. A se prouver qu'il valait mieux que les autres, à chercher constamment la fierté, l'aval de son père. Et sa rencontre avec Eileen. Le plus précieux moment de sa vie... Et le plus douloureux, à présent.

Son coeur se serra. Il prit une grande inspiration, chassa tant bien que mal ses sombres pensées avant de tenter d'engager à nouveau la conversation avec son interlocutrice :

"Le choixpeau m'avait réparti à Serdaigle. J'étais ce jeune né-moldu qui cherchait à démontrer à tous les sceptiques qu'il valait tout autant, si ce n'est plus que les autres. Et vous, Miss Weasley ? Ou devrais-je dire Mrs Weasley ?"

Autant éviter de la froisser... S'ils devaient rester longtemps dans cet ascenseur, il valait mieux qu'ils tolèrent la présence l'un de l'autre.

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